RDC: ACAJ demande à l’Auditeur Général des FARDC d’engager des poursuites judiciaires urgentes contre tous les officiers militaires impliqués dans le trafic d’armes

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Général Gabriel Amisi alias Tango-Fort

L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) a déclaré, dans un communiqué de presse rendu public le 24 novembre 2012, être vivement préoccupée par les informations publiées dans un rapport des Nations Unies faisant état de l’implication de certains officiers militaires des FARDC dans la vente des armes et munitions aux responsables de groupes armés, actifs dans la partie Est de la République démocratique du Congo.

Selon le rapport rendu public le 21 novembre 2012 par le Groupe d’experts des Nations Unies, plusieurs officiers des FARDC sont impliqués dans des réseaux criminels de vente d’armes et munitions, de braconnage, d’exploitation illicite des minerais, et dans d’autres activités commerciales irrégulières. Parmi les officiers cités, il y a notamment le Général Amisi, alias Tango-fort. Ainsi, le 22 novembre 2012, à la suite du rapport de l’ONU et des exigences des ONG des droits de l’homme, le président Joseph Kabila a suspendu ce dernier de ses fonctions de chef d’Etat-major des Forces Terrestres pour raisons d’enquête.

ACAJ dénonce, à cet effet, le retard avec lequel le président Joseph Kabila a pris cette décision, d’autant plus que l’Officier incriminé avait déjà été cité dans des rapports des ONG locales et internationales de défense des droits pour sa participation à la commission des crimes de guerre, et pour ses liens avec la société Geminaco, exploitant la mine d’or d’Omate au Nord-Kivu.

ACAJ signale par ailleurs, que le Général Gabriel Amisi n’est pas le seul officier cité dans le rapport des Nations Unies. Il y a aussi le Général Jean-Claude Kifwa, commandant de la 9è Région militaire ( à Kisangani) ; le colonel Jean-Pierre Mulindilwa, alias Docteur JP, le colonel Kakule, alias Manga-Manga, le commandant Samy Biakya Baguma, le capitaine Salung, (…) Il y a de relever, a noté ACAJ, que ces officiers ne pouvaient agir, sans être inquiétés pendant tout ce temps, sans la complicité de certaines autorités gouvernementales de Kinshasa. Aussi, que certains éléments des FARDC et leurs commandants se sont livrés aux actes de pillages des boutiques et résidences privées à Goma, Sake, Minova et Bunia.

Vu la gravité de faits, ACAJ demande à l’Auditeur Général des FARDC à engager des poursuites judiciaires à l’encontre de tous les militaires et commandants qui se sont rendus coupables des faits précités. Ensuite, elle appelle le président Joseph Kabila, le premier ministre, le ministre de l’Intérieur, le ministre de la Défense, le Procureur Général de la République et l’Auditeur Général des FARDC à plus de responsabilité dans le traitement des informations publiées par les ONG de la société civile et les médias. Enfin, elle appelle les ONG de la société civile et les populations congolaises à s’assurer que ces poursuites judiciaires soient indépendantes et impartiales.

Rédaction/ArcEnCiel.agence-presse.net

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