RDC: Le RENADHOC exige le départ du gouvernement de Mme Wivine MUMBA MATIPA, ministre de la Justice et Droits humains, pour incompétence

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Mme Wivine Mumba, ministre de la Justice et Droits humains

Dans une Déclaration intitulée ” Six mois après l’investiture du gouvernement Augustin MATATA PONYO : Quel bilan sur l’échiquier des droits de l’homme “, rendue publique ce mardi 13 novembre 2012, au cours d’une conférence de presse, le Réseau national des ONG des droits de l’homme de la République démocratique du Congo (RENADHOC) a, après avoir avoir passé au peigne fin l’action du gouvernement Augustin MATATA PONYO, au cours de six derniers mois, dressé un bilan largement négatif dans le domaine des droits de l’homme. Le RENADHOC note avec consternation que la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo s’est fortement dégradée depuis la tenue des élections présidentielles et législatives de novembre 2011. Aucun progrès n’a été enregistré ! Contrairement aux discours officiels teintés d’une rhétorique bien ficelée, le recul en matière du respect et de la protection des droits de l’homme en République démocratique du Congo est bel et bien réel, a martelé le RENADHOC.

A ce jour, peut-on lire dans la Déclaration, il n’existe aucun indicateur objectivement vérifiable lié à la matérialisation du premier objectif du Programme Quinquennal du gouvernement (2012-2016) axé sur la poursuite des réformes institutionnelles en vue de renforcer l’efficacité de l’Etat. Le processus de décentralisation est resté stationnaire, la réforme de l’administration publique reste toujours théorique, la réforme de l’Armée, de la Police Nationale Congolaise et des Services de Sécurité reste toujours assujettie à l’absence de la volonté politique, pourtant très salutaire pour la survie de la Nation, la lutte contre la corruption et l’impunité demeure hypothétique, (…) Pour le RENADHOC, la situation globale des droits de l’homme sur l’ensemble du pays est peu reluisante, d’autant qu’à l’heure actuelle croupissent dans les prisons et cachots des services de sécurité plusieurs personnes, détenues à cause de leurs activités politiques et le procès en Appel sur l’assassinat des défenseurs des droits de l’homme, Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, victimes de l’intolérance, patauge devant la Haute Cour Militaire et l’éclosion de la vérité sur les circonstances et les motivations réelles de cet acte infâme est loin d’être acquise.

Le RENADHOC attribue à grande partie la responsabilité de la dégradation de la situation des droits de l’homme au ministère de la Justice et Droits humains, qui est  plongé depuis six mois dans une léthargie et une inertie sans précédent, frisant un déficit criant d’animateur principal.

En effet, six mois après la nomination de Madame Wivine MUMBA MATIPA en qualité de ministre de la Justice et Droits humains, précise le RENADHOC, aucune action tangible n’a été entreprise dans le domaine des droits de l’homme. Toutes les avancées réalisées auparavant, notamment pour renforcer l’action du gouvernement vis-à-vis des organes internationaux des droits de l’homme et pour créer un rapprochement utile entre les pouvoirs publics et la société civile, sont à ce jour sabordées, (…) aucun rapport/Livre Blanc n’a été publié sur l’état des lieux des droits de l’homme en RDC alors que le pays connait actuellement une agression injuste de la part du Rwanda et de l’Ouganda, (…)

Le président Joseph Kabila et le premier ministre Matata Ponyo

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, le RENADHOC invite instamment le Président de la République ainsi que le Premier ministre à procéder le plus urgemment possible, et ce, dans l’intérêt supérieur de la Nation, au remplacement de madame Wivine MUMBA MATIPA, car elle n’est pas à la hauteur de ses responsabilités. ” Cette mesure, que nous attendons de tous nos voeux, est de nature à renforcer l’efficacité de l’action gouvernementale pour optimiser son ancrage dans le vécu quotidien des populations congolaises “, a précisé le RENADHOC.

Le nouvel animateur de ce ministère, propose le RENADHOC, devra présenter un cahier des charges précis pouvant faire face aux multiples et multiformes défis des droits de l’homme et de la Justice en RDC. Il devra préalablement comprendre les missions dévolues à cet important département du gouvernement en termes d’image et d’engagements pris par la RD Congo sur le plan national et international.

Rédaction/ArcEnCiel.agence-presse.net

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