Procès CHEBEYA: Le RENADHOC émet de doute sur la crédibilité du procès à la Haute Cour Militaire

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Dans une Déclaration rendue publique le 21 juin 2012, le Réseau National des ONG des droits de l’homme de la République démocratique du Congo (RENADHOC) se dit profondément préoccupé par l’ouverture déficitaire du procès en appel à la Haute Cour Militaire relatif au double assassinat des défenseurs des droits de l’homme, Floribert CHEBEYA BAHIZIRE et Fidèie BAZANA EDADI.

En se constituant partie civile, précise le RENADHOC, notre objectif a été et demeure le rétablissement de la vérité ou la restitution des faits dans le contexte réel du double et ignoble assassinat.

Par ailleurs, le RENADHOC rappelle à l’opinion tant nationale qu’internationale que l’action publique relative au procès Floribert CHEBEYA a été mise en mouvement suite principalement à une plainte de madame Annie MANGBENGA, veuve Floribert CHEBEYA, déposée à l’Auditorat Général des Forces Armées Congolaises contre le Lieutenant-Général John NUMBI BANZA TAMBO, Inspecteur Général (Commissaire Général) de la Police Nationale Congolaise, jusqu’à ce jour suspendu de ses fonctions suite aux graves soupçons qui pèsent sur lui au sujet du double assassinat des défenseurs des droits de l’homme. C’est sur base de cette plainte que plusieurs personnes ont été auditionnées à l’Auditorat Général des FARDC, y compris l’ex Commissaire Général de la Police Nationale Congolaise.

Le RENADHOC, plus que jamais, n’est pas prêt à accompagner une quelconque juridiction de la République démocratique du Congo, la Haute Cour Militaire soit-elle, dans le schéma du maquillage de la vérité à travers une décision qui distribuerait des sanctions et des sommes d’argent sans se préoccuper de l’éclosion de la vérité. C’est dire que pour le RENADHOC, le procès à la Haute Cour Militaire n’aura de sens que si le Général John NUMBI est effectivement jugé en qualité de prévenu (ndlr).

Raison pour laquelle, le RENADHOC demande à la Haute Cour Militaire de se distinguer par la meilleure compréhension et application des textes légaux de procédure pénale en vigueur en RDC, pour donner à l’opinion tant nationale qu’internationale, une décision qui la mettrait à l’abri des critiques négatives. Aussi, que la Haute Cour Militaire prenne ses responsabilités historiques en notifiant l’appel des parties civiles sur la forme au Lieutenant-Général John NUMBI BANZA TAMBO de la Police Nationale Congolaise contre qui une plainte (nominative) a été déposée par la veuve Floribert CHEBEYA à l’Auditorat Général.

Ce faisant, le RENADHOC reste libre de récuser tout juge de la Haute Cour Militaire qui n’aura pas un grade équivalent au Lieutenant-Général John NUMBI, principal suspect contre qui la plainte a été déposée à l’Auditorat Général des Forces armées de la République démocratique du Congo par la veuve Floribert CHEBEYA. Le cas échéant, si les conditions d’éclosion de la vérité ne sont pas assurées par la Haute Cour Militaire, le RENADHOC déclare qu’il reste libre de se retirer définitivement du procès pour saisir les instances internationales, et ce, dans les conditions prévues par les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme, régulièrement ratifiés par la République démocratique du Congo.

Rédaction/ArcEnCiel.agence-presse.net

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