Didier REYNDERS: Une mission mi-figue mi-raison en RD Congo

Gratuit
Recevez toutes nos informations et actualités par Email.

Entrez votre adresse email:

La visite en République démocratique du Congo du ministre belge des affaires étrangères, M. Didier REYNDERS, a suscité divers commentaires. Chacun y est allé un peu de son latin.

Soupçonné d’être venu à Kinshasa pour soutenir et cautionner un pouvoir issu des élections largement contestées et vivement critiquées, pour leur caractère irrégulier et frauduleux, d’autant qu’elles n’ont accouché que d’une petite souris, M. Didier REYNDERS a fait l’objet, durant son séjour kinois, de la méfiance de la part de la première force politique d’opposition en RD Congo, notamment l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS).

Cette méfiance s’est traduite par le refus catégorique de M. Etienne TSHISEKEDI de rencontrer le ministre belge des affaires étrangères. Il l’a accusé d’avoir un parti pris et de jouer le jeu de Joseph KABILA. M. REYNDERS est donc reparti sans avoir pris langue avec celui qui incarne à ce jour l’opposition au régime de Joseph KABILA, à qui il renie nettement la qualité de Président de la République démocratique du Congo. Car, pour le Président de l’UDPS, Joseph KABILA a opéré un hold-up électoral en se faisant proclamer vainqueur du scrutin présidentiel du 28 novembre 2011, par une commission électorale acquise à sa cause.

Il va donc de soi que ce couac a conféré à la visite du ministre belge un goût d’inachevé. Et ce, pour la simple raison que l’objet déclaré de sa visite a été de ramener les parties en présence (Majorité et Opposition) à la table de négociation pour engager un dialogue franc et sincère afin de mettre un terme à la situation délétère qui ronge le pays actuellement.

Notons en passant, que M. REYNDERS a, bon gré mal gré, donné de la voix en appelant les uns et les autres au dialogue pour l’intérêt supérieur du peuple congolais et a, par ailleurs, préconisé la restructuration de la CENI afin de rendre plus crédible la suite du processus électoral. Pour ce faire, il a affirmé que la Belgique disposerait déjà d’une enveloppe de trois millions d’euros.

Rédaction/Arcenciel.agence-presse

  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »